Terre d'Alpes magazine
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Col de l'Izoard, balade franco-italienne
Entre lacs et alpages
Texte et photos C. Aubert - F. Mathray - L. Meyer
Rando
La plaine du Bourget est large, baignée de lumière, et donne une beauté supplémentaire à ces vastes prairies. Celles-ci s’élèvent à l’adret en direction de la ligne de crête vers la frontière italienne. Ces pentes sont largement fauchées et ce, depuis de nombreuses générations. Vallon-nées et peu escarpées, elles sont donc faciles d’accès pour les faucheuses mécaniques. Dans ces prairies, la grande gentiane domine toutes les autres. Vous la trouverez en abondance près du Lago Nero. Sur le sentier de montée, peut-être apercevrez-vous des marmottes. Elles sont ici une calamité pour les agriculteurs. En creusant leurs nombreux terriers, elles déterrent les cailloux qui détériorent les lames des outils lors de la fauche. Là-haut, la ligne de crête désigne la frontière italienne mais également climatique. Au-delà, le Piémont plus humide avec la “nebbia” qui remonte de la plaine du Pô. Les alpages sont plus arrosés et riches que dans le Briançonnais, les vaches laitières sont plus nombreuses. Sur les deux versants du col de Bousson, se trouvent de jolis lacs envahis par des végétaux, comme le trèfle des marais. Ils se transforment ainsi peu à peu en tourbières, c’est le destin de nombreux lacs de montagne.
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La gentiane jaune
Omniprésente en montagne, la grande gentiane ne se résume pas seulement à la liqueur amère qu’elle produit. C’est de sa racine, pouvant mesurer 1 m de long et peser de 6 à 10 kg, que sont extraits les principes actifs de cette plante dont les vertus curatives multiples sont connues depuis fort longtemps. Utilisé en décoction ou en teinture, ce tonique intervient notamment dans le traitement des affections digestives et fébriles et renforce les défenses de l’organisme. Au Moyen Âge, elle entrait dans la préparation de la thériaque, breuvage alchimique à la formule bien gardée. Au XIXe siècle, les colporteurs fleuristes des Alpes n’hésitaient pas à traverser l’Atlantique et la Méditerranée pour revendre à prix d’or les précieuses racines. Si de nos jours la gentiane n’est plus guère exploitée dans le Briançonnais, elle fournirait encore à certains d’utiles indications : une tige plus longue qu’à l’ordinaire augurerait un hiver très enneigé... |
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INFOS PRATIQUES
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