Belle-Île

“La bien nommée”

Publié le 15/04/2008
© Texte et photos Didier Houeix

Carnet de route
Avec un si beau nom, la belle magnétise tous ceux qui l’approchent : artistes, naturalistes, ornithologues, surfeurs, randonneurs et touristes. Il faut dire que la grande dame a de quoi séduire avec ses ports, ses villages, ses rivages sauvages et ses superbes plages.

"Belle-Ile-en-Mer… Marie-Galante, Saint-Vincent, loin Singapour, Seymour Ceylan…”. Chacun d’entre nous a un jour fredonné les célèbres paroles de Laurent Voulzy qui invitent au voyage. Mais si les Caraïbes semblent inaccessibles, partir pour Belle-Ile relève d’une tentation tout à fait possible : celle de lever l’ancre pour une journée, voire pour une ou plusieurs semaines. Et qu’importe la durée de votre voyage car il s’annonce “oxygénant”. Belle-Ile qui fut Vindilis la Romaine, Guédel la Celte et Enez Ar Guerveur la Bretonne est la plus grande île du Ponant. Ainsi nomme-t-on les îles du Morbihan, Ponant signifiant couchant. Un couchant qui inspira de grands noms des arts, de la littérature, du théâtre, du cinéma et même de la politique : la comédienne Henriette Rosine Bernard dite Sarah Bernhardt, le maître de l’impressionnisme Claude Monet, mais aussi Courbet, Matisse, Flaubert, Colette, Arletty, François Mitterrand et Laurent Voulzy, bien sûr. La liste est étourdissante. A moins d’une heure du port Maria (Quiberon), voici donc Belle-Ile “la bien nommée”, que le navire aborde, après une traversée bien agréable, par l’entrée au Palais, balisée de son feu vert à tribord et rouge à bâbord. De votre arrivée à Palais vous garderez en mémoire l’apparition d’un impressionnant volume de pierre montrant ses angles acérés à un improbable envahisseur. C’est la citadelle. Elle s’imprime dans le regard des passagers qui prennent le frais sur le pont. Une arrivée majestueuse, générique d’une découverte qui ne le sera pas moins. Ce qui choque ensuite ce sont les voitures. Avec Groix, Belle-Ile est la seule à pouvoir accueillir des véhicules. Rythmé par le va-et-vient d’un Fenwicks, l’étrange défilé de camionnettes et de voitures, sera donc l’une des premières images que vous conserverez de l’île, lorsque vous poserez le sac à terre. Mais elle s’effacera très vite, noyée dans l’agitation des premières heures de la matinée car Le Palais se réveille et se met en quatre pour accueillir ses nouveaux arrivants.

Des plages superbes
Elles sont vraiment magnifiques. Nous en retiendrons quatre. La plage de Donnant (Sud-Ouest) tout d’abord, la plus remarquable par son aspect sauvage et enfermée dans son écrin de roches et de falaises. Vous pouvez vous y rendre en prenant la direction de Bangor. Au carrefour des quatre chemins, virez à droite sur la D 25 et, entre les menhirs de Jean et Jeanne, suivre Donnant. Du parking, vous ne verrez rien. Mais après une marche dans les dunes, la surprise est totale. La plage de Port Andro (Est), plus petite et plus discrète, possède un charme indéniable. Et côté pratique, elle est accessible de la petite route côtière. La plage des Grands Sables (Nord-Est), extraordinaire par sa longueur, son sable fin et presque blanc. Immense, repérable par les fortifications qui la ceinturent, elle tourne le dos au soleil de midi. Mais en plein été à Belle-Ile, c’est un avantage. Bordée par la D 30a, aménagée de parkings, elle est particulièrement accessible. A deux pas, plus modeste, mais un brin plus exotique avec ses falaises, la magnifique plage de Bordardoué.
La citadelle
L’importance stratégique de Belle-Ile est évidente. Pourquoi ? À cause de l’eau douce. Une flotte ennemie qui mouillerait dans ses parages serait capable d’organiser le blocus de tout le sud de la Bretagne sans être privée d’eau et de nourriture. Aïe, Aïe, Aïe… Très tôt, dès le XVIe siècle les bases de la citadelle sont donc édifiées. Mais c’est avec Vauban, qu’elle prend toute sa dimension. Réputée imprenable, elle le fut pourtant, par les Anglais en 1761 au terme d’un siège de plus de trente jours. Aujourd’hui, elle abrite un musée qui retrace l’histoire de Belle-Ile.

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