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L’ascension du mont Ventoux

Publié le 04/04/2008
© Texte et photos Laurent Meyer

Rando
Se rendre au sommet à pied ressemble avant tout à un pèlerinage. Fin XVe siècle, la chapelle Sainte-Croix fut érigée au plus haut de la montagne pour que chaque 14 septembre un pèlerinage contre la peste soit accompli. La peste délaissant les villages du Ventoux, les villageois délaissèrent la chapelle qui disparut sous les assauts du mistral et du gel. Fin XVIIe siècle, elle fut reconstruite et le pèlerinage reprit jusqu’au début du XXe siècle. Les pèlerins montaient de nuit, assistaient à l’office au petit matin puis redescendaient sans oublier de couper un rameau de pin à crochet pour montrer aux Bédoinais qu’ils l’avaient fait ! Avec la construction de l’observatoire fin XIXe siècle, elle tomba dans l’oubli. Mais en 1936, on inaugura “un bloc de béton” en guise de chapelle pour faire bonne mesure envers Dieu. Par le passé, les Piémontais* du Ventoux montaient également en hiver pour compacter de la neige dans des fosses creusées dans les hautes combes. Ils la recouvraient de branchages, puis au printemps, la neige transformée en glace était descendue de nuit et stockée dans des glacières creusées à Bédoin. Elle était alors vendue pour la conservation des morts ou la confection de sorbets.
*Piémontais : les habitants des villages au pied du Ventoux en versant sud.

Les étages de végétations

La montagne du Ventoux présente sur ses flancs tous les étages de végétation. Des zones de cultures, l’on passe à la chênaie verte et aux plantes constituant l’étage méditerranéen. À 800-900 m, c’est l’étage collinéen et ses chênes blancs trop souvent remplacés par les pins noirs d’Autriche et les cèdres, suite à la reforestation. Vers 900-1 000 m, l’étage montagnard accueille la hêtraie et des plantes alpines dont le fameux lys martagon. Au-dessus de 1 500 m, seuls quelques pins à crochets associés aux genévriers rampants résistent aux vents intenses. Quelques plantes arctico-alpines dont le fameux pavot du Groenland ou la saxifrage à feuilles opposées démontrent qu’une altitude modérée associée à un climat des plus rudes, nous transportent à des latitudes extrêmes.

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