Quiberon

La Côte Sauvage, en majuscules

Publié le 24/04/2008
© Texte et photos Didier Houeix

Carnet de route
C’est à un véritable spectacle que nous convie la nature. De Portivy à Quiberon, face aux forces de l’Atlantique, il existe un rivage maritime tourmenté, dessiné pour répondre à l’agression océanique. Voici la Côte Sauvage de Quiberon, qui mérite bien qu’on lui accorde deux majuscules.

Bulletin d’alerte météo pour Ouest-Bretagne. Avis de tempête, vent d’ouest atteignant 120 à 130 km /h par rafale, mer forte, visibilité 7 milles et vagues maximales pouvant atteindre deux fois la hauteur significative. Avec de telles informations, le spectacle risque d’être superbe, à un détail près : le danger que ces paramètres représentent. Car face à l’insouciance, la puissance des éléments ne fait qu’une bouchée de pain des imprudents. Voilà pourquoi avant de faire l’éloge de cette nature sauvage, il est nécessaire d’insister sur cet adjectif : sauvage. On désigne par Côte Sauvage, la rive ouest de la presqu’île de Quiberon ; celle qui magnétise l’appétit des curieux et provoque chaque année des accidents stupides. Sachez que la baignade y est interdite : les lames de fond ne sont pas des légendes. La présence de nombreux panneaux, de bornes S.O.S. équipées de bouées de sauvetage, voire de téléphones (trois au total), constituent des avertissements lisibles. Ils attestent de la réalité du danger. Attention également en bordure de falaises : la roche est friable et la probabilité de faire une chute est plus fréquente qu’on ne l’imagine. Ceci étant dit, la Côte Sauvage est un endroit merveilleux. Elle démarre après l’isthme de Penthièvre repérable par le fort du même nom. Un repère que vous ne pouvez manquer ! La Côte Sauvage qui n’est que dentelle de roches, criques sablonneuses et falaises, est un monument tout entier dédié à la nature, à l’océan et aux éléments déchaînés. L’hiver, complice des caprices de la météo, elle est, l’été, un véritable enchantement pour le promeneur à pied. 8 kilomètres de spectacle...
Grand Site National
Dans les conditions extrêmes de la Côte Sauvage, soumise de plein fouet aux rafales venues de l’ouest, seuls quelques végétaux ont réussi à s’adapter et à s’installer. Des formations végétales se côtoient, mettant à profit chaque anfractuosité, abri et creux de fortune. Ainsi, la dune perchée en haut de la falaise à Saint-Pierre-Quiberon constitue un milieu naturel inattendu. Victime de son succès, la préservation de cet ensemble de deux cents hectares, propriété du Conservatoire de l’espace littoral, est aujourd’hui envisagée dans le cadre d’une opération Grand site national. Le terme Grand site national désigne un lieu à forte charge symbolique et de fait, très fréquenté : le cirque de Navacelles, la pointe du Raz, la baie de Somme… Il fait alors l’objet de mesures pour la restauration de son espace naturel et sa gestion durable en application d’une loi initiée en 1977. Voilà pourquoi la Côte Sauvage dévoilera cet été son nouvel habillage de chemins balisés, tracés au cordon, équipement de rétention des espaces dunaires et plantations d’oyats.

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TERRE DE BRETAGNE -HS- N°4

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