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TERRE D'ALGÉRIE, Constantine d'antan

Extrait de L'Algérie d'Antan, HC Éditions

Publié le 18/11/2008
© Textes Philippe Lamarque, Cartes postales Olivier Bouze

Constantine et ses environs sont dignes d’attirer les amateurs de sites impressionnants. En 1900, la ville compte 50 000 habitants, dont 15 000 Français, 7 000 Juifs naturalisés, 2 000 étrangers européens. État-major de division, siège d’un évêché, elle est située à 80 km de la mer. Son centre occupe un plateau rocheux d’une déclivité de 200 m. Au pied, coule le torrent du Rummel dans un ravin profond aux parois à pic. Seule la face sud-ouest débouche sur un plateau que les occupants successifs ont fortifié comme un éperon barré. Dans la vieille ville, subsistent des quartiers indigènes, arabes ou juifs, à l’aspect pittoresque, tandis que la ville européenne, tracée à l’angle droit, s’étend au-delà de la butte de Koudiat-Aty qui a été arasée.
L’antique Cirta semble dériver du mot punique désignant “la ville”. Plusieurs rois numides y séjournèrent et l’embellirent. En 46, Cirta et ses terres furent données par César à un officier de fortune, l’italiote Sittius et ses mercenaires, qui l’avaient aidé à vaincre le roi Juba Ier, allié de Pompée.
Dans le palais du bey, désormais utilisé par la garnison, a été dressée une belle statue de dame romaine du iie siècle, trouvée à Djemila. Le musée, dû à l’initiative de la Société archéologique de Constantine, conserve une collection de phaléristique et de numismatique, du mobilier funéraire (terres cuites, lampes, verreries) trouvé à Koudiat-Aty, une statuette de bronze de la Victoire, les têtes des empereurs Antonin (Tébessa) et Claude (Collo). En ressortant de la ville, il est possible de franchir le Pont-du-Diable au-dessus du Rummel ; sur un rocher proche, une inscription rappelle les martyrs chrétiens Jacques et Marien exécutés à Lambèse en 259.  Il est possible alors de faire le tour de l’éperon rocheux par le chemin des touristes tracé par l’ingénieur Frédéric Remès et de rejoindre le pont de fer d’Al-Kantara sous lequel il reste la trace d’un pont romain à deux étages, haut de 65 m, restauré par Salah-Bey, il s’écroula en 1857. En aval, les eaux ont creusé trois voûtes naturelles aux effets de lumière étonnant lorsque le soleil brille.
Dans les environs de Constantine, Tébessa est l’un des points de départ privilégié pour aller en Tunisie. Cette ville de 7 000 habitants a été peu colonisée malgré ses sous-sols riches en zinc, en fer et en phosphate.

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