Terre de Provence magazine
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Sault, les Combes de Lioux et de Vaumale
Texte et photos Laurent Meyer
C'est entre ciel et terre que nous vous invitons lors de cette randonnée. La vague sensation de s'enfoncer sous terre peut vous gagner en parcourant ces deux combes. Les passages quelques peu escarpés facilités par des échelons ancrés dans le rocher, ne font qu'accroître le sentiment de spéléologue à ciel ouvert. Entre les deux combes, le parcours sur le plateau de Bezaure va vous permettre de respirer, de faire un arrêt pique-nique en admirant de beaux panoramas. Tout l'itinéraire parcouru se situe sur la commune de Lioux qui est à l'extérieur du Parc naturel régional du Luberon. Il s'agit d'une enclave non protégée décidée par le refus du conseil municipal d'intégrer l'entité “Luberon”. Les habitants se sentent en effet davantage et plus naturellement tournés vers le pays de Sault, constitué par les hauts plateaux des monts de Vaucluse. Mais le Luberon, de l'autre côté de la plaine du Calavon, présente des atouts en terme de développement et tente la commune aux deux villages. En sortant de la combe de Lioux, regardez vers les hauteurs ; outre le percnoptère d'Égypte, vous pourrez apercevoir le château du Castellas ou du moins ce qu'il en reste… Construit au XVIe siècle, il fut le successeur de divers ouvrages depuis l'époque celto-ligure. À proximité, se trouvait l'ancien village de Lioux, pillé en 1394 par les troupes de Raymond de Turenne. Plus loin, la ferme fortifiée de Bezaure du XVIIIe siècle est de nouveau en pleine activité et c'esttant mieux ! Ce beau plateau est cultivé malgré le problème de l'eau.
*Lioux : les Grecs auraient colonisé le site et lui auraient donné le nom de “Leukos” devenu “Leuca” en 960, “Lueux” en 1277 puis “Lioux. *Castellas : quelques anciens oppidums sont devenus des “castellas”, des châteaux.
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Le vautour percnoptère blanc d'Egypte
Fortement menacé, “le père blanc” d'une envergure de 150 à 180 cm, est le plus petit de la famille des vautours ; ses ailes sont magnifiquement colorées de noir et blanc, sa queue est blanche. Migrateur, il est de retour au mois de mars afin de nicher dans les falaises du massif. C'est en milieu de journée quand le soleil prend de la hauteur que vous le verrez peut-être apparaître, silencieux, enroulant un courant d'air chaud. C'est un charognard autrefois inféodé aux troupeaux de moutons. Le percnoptère joue alors son rôle “d'éboueur” de la nature ; l'Égypte des Pharaons en avait fait un oiseau sacré en raison de son rôle purificateur. Depuis quelques décennies, les troupeaux se faisant rares, sa population régressait. Le Parc régional du Luberon fait donc déposer régulièrement dans le massif des restes d'animaux morts, ce qui permet aux sept couples de se maintenir. Des vautours fauves, d’envergure beaucoup plus grande, font des incursions à partir du Verdon ou de la Drôme et en profitent également. |
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