Callas

La tradition des oliviers

Publié le 22/04/2008
© Texte J. Drouin - photos R. Palomba

Village
Accroché à sa colline, au cœur de la forêt varoise, Callas surprend par la hauteur de ses maisons enserrant des ruelles étroites. Le village n’est mentionné dans les archives qu’en 1030 mais l’homme s’y est implanté bien avant comme l’atteste la présence d’un oppidum ligure sur la colline du Piol. Au Moyen Age, le territoire de Callas est partagé entre plusieurs seigneurs mais dès le xiie siècle ce sont les Pontevès qui prennent l’ascendant. Un de ceux-ci, Jean-Baptiste de Pontevès règne en dictateur, le village est mis à sac, des habitants sont égorgés ou rançonnés. Exaspérée, la population se ligue contre son seigneur et le tue ainsi que sa descendance en 1579. A partir de 1607, plusieurs comtes se portent tour à tour acquéreur de la seigneurie. En 1718, la commune achète la coseigneurie et en fait don à Louis xv en 1720. Callas devient alors ville royale. Au cours des siècles suivants, Callas va tirer sa prospérité de l’olivier. Au XIXe siècle, on ne compte pas moins de vingt-trois moulins en activité sur le territoire de la commune et la récolte de l’olive assure un commerce important. Avec 56 000 oliviers en 1892, les seuls moulins de la commune ne peuvent suffire à traiter toute la récolte qui est acheminée vers Draguignan.

Pas à pas - Depuis le parking de l’Office du tourisme, monter vers la placette Font Basse et sa belle fontaine. Prendre à droite la rue Saint-Eloi qui conduit vers la place Clemenceau, cœur commerçant du village…
Le moulin de Callas
Callas a un passé oléicole très ancien. Quand la famille Bérenguier achète le moulin en 1928, la commune est couverte de forêts d’oliviers. Mais dans les années 1950-1960, les agriculteurs se tournent vers des cultures plus lucratives et les oliveraies sont peu à peu abandonnées. Il faut attendre les années 1970 pour voir renaître la culture des olives. Les Bérenguier remettent le vieux moulin en activité et vont le moderniser au fil des ans. Aujourd’hui, le moulin Bérenguier est l’un des plus importants de la région. Il reçoit les olives de près de cinq cents producteurs et peut en traiter trois cents tonnes. Il produit une huile d’excellente qualité qui a obtenu plusieurs médailles dont celle du concours général agricole de Paris. Mis aux normes européennes, on peut cependant encore voir la grande roue de bois alimentée par un petit canal, ainsi que les lourdes meules de pierres qui servent de décoration à la petite boutique du moulin.

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TERRE DE PROVENCE N°33

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