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Finistère, Circuit en pays bigouden

Publié le 04/07/2008
© Texte et photos Lara Brutinot

Carnet de route
Les rondeurs de la côte sud laissent peu à peu la place aux roches déchiquetées du Finistère nord : passé la pointe de Penmarc’h, la baie d’Audierne laisse un dernier répit et soudain, au détour du raz de Sein, c’est le spectacle grandiose des pointes les plus avancées du Pays Bigouden. Pointe du Raz, Baie des Trépassés, Pointe du Van, Cap Sizun : seuls les goélands bravent sans ciller les tempêtes et bourrasques endiablées, quand sur deux jambes on peine à rester debout. L’itinéraire démarre doucement, sur les rives de l’Odet. Puis on découvre le “Grand Métier”, les ports pêcheurs de Loctudy, Lesconil, Le Guilvinec et Saint-Guénolé. Un phare géant, quelques chapelles et calvaires oubliés, et de longues dunes au bord desquelles les vagues viennent rouler. Les petites villes sont encore belles et témoignent des grandeurs passées – Locronan dit l’histoire des toiles de lin, Pont-Croix le quotidien des rives du Goyen. On découvre Douarnenez, l’ambiance du port et puis Quimper, en rentrant – avec un peu plus de temps, il faudrait aller passer la journée sur l’île de Sein…

Sainte-Marine, refuge pour loups de mer
Sa petite anse fait le bonheur des navigateurs, plaisanciers épuisés, brassés par les coups de vent et les houles du Finistère nord – passée la pointe de Penmarc’h ils respirent enfin, leurs muscles se détendent et les voiles reprennent de la toile sans plus de crainte, le danger est passé. La côte du Finistère sud est plus clémente, abritée des bourrasques de l’ouest, offerte au soleil et aux rivières sablonneuses : l’Odet trace son sillon du nord au sud, depuis Quimper, et il vient baigner, inonder, les grèves de Sainte-Marine et de Bénodet, sa voisine de la rive opposée. Cette dernière a connu les riches heures des stations balnéaires, du début du xxe siècle à nos jours – Apollinaire est venu s’y reposer après la première guerre, et il en a souvent chanté les charmes, au fil de poèmes, de lettres retrouvées. La végétation, le climat, la douceur ambiante font des bords de l’Odet le symbole d’une villégiature familiale, apaisante. Sainte-Marine reste dans le ton, la foule en moins – des terrasses du port on regarde l’agitation battre son plein, en face, avant de sombrer dans une veille tranquille, les étoiles en lumière de chevet... Presque en retrait du monde, ou entre parenthèses, au moins.

Pas à pas
Le village de Sainte-Marine est batie en arc-de-cercle au-dessus de son petit port, en dénivelé. Les maisons et les jardins s’enchevêtrent les uns aux autres, les sentiers s’infiltrent pour permettre de regagner le quai. Au milieu de tout ça, une petite chapelle du XVIe siècle, et on y observe de belles sablières, sculptées dans le granit. Un arbre pousse tout contre ses murs et on se surprend à s’y arrêter un moment, à l’ombre, pour regarder au loin le port et les bateaux qui vont, qui viennent, selon l’heure et la marée. Le chemin serpente et l’on se retrouve tout en bas, sous d’autres arbres, des pins cette fois. Le quai forme une courbe …

Une côte…cotée pêche

Depuis Sainte-Marine il faut suivre le bord de mer, vers l’ouest, pour prendre la température des ports bretons : Loctudy, Lesconil, Le Guilvinec, et puis à Penmarc‘h, Saint-Guénolé, sixième port de pêche français… Langoustine, merlu, sardine, sont les grandes stars. Il faut s’y rendre vers 16 h 30, en semaine, pour assister à l’arrivée des bateaux côtiers, venus décharger leur pêche du jour à la criée. Et puis revenir après 20 h, du dimanche au jeudi, pour celle des navires hauturiers – tout un univers de bruits, d’odeurs, de traditions, modernisé, certes, aujourd’hui, mais toujours peuplé de fantômes de marins, de grand-pères, de frères, pêcheurs de sang… Les plus matinaux viendront dès 6 heures. Les goélands plongent et se battent au bord du quai, glanant quelque déchet jeté hors des filets…

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TERRE DE BRETAGNE - Hors Série Eté 2008

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