Accueil > Idées Week-End > IDWeekEnd Art deVivre > MICHELIN 2019 Provence Alpes Côte d'Azur Corse

MICHELIN 2019 Provence Alpes Côte d'Azur Corse

Grandes annonces, petite moisson

Publié le 22/01/2019
© Bernard GIANI

Après des promesses de grandes surprises, Michelin déçoit quelque peu dans sa sélection en région Sud.

A part le sacre amplement justifié de Mauro Colagreco au Mirazur de Menton qui obtient enfin ses trois étoiles, et les deux étoiles d'Alexandre Mazzia chef inclassable, poête et artiste des fourneaux à Marseille dans sa table AM, peu d'audace pour le guide Rouge. Avec 68 nouveaux nominés une étoile en France, la Région Sud fait figure de parent pauvre.

Belle récompense pour  Stéphan Paroche qui a su hisser à force de persévérance et de talent, La Cicada, sa table du Hameau des Baux à Maussane. En pays du Rhône, belle découverte avec l’Oustalet à Gigondas, un lieu décomplexé doté d'une carte de vins impressionnante. Le Chef Laurent Deconinck, disciple d’Alain Senderens qui l’a sensibilisé aux accords Mets & Vins, propose sa vision de la cuisine en Provence. Le restaurant Le Tourrel à saint Remy-de-Provence décroche une étoile Michelin. L'Anthocyane à Lannion obtient aussi sa première étoile.

En Avignon, la table de la Mirande, maison de cœur et de charme retrouve une étoile avec le chef Florent Pietravalle et c'est tant mieux. Julien Diaz avec La Table Saisons à Marseille offre à la cité phocéenne une nouvelle étoile.

Un coup de cœur pour l'étoile de Jeremy Czaplicky à Bandol dans sa table L'Olivier de L'Île Rousse. Beau travail autour de la mer, et un homme discret et sincère. Bravo au chef José Bailly, La Terrasse, la table des Roches Rouges à Saint Raphaël qui est récompensée pour sa cuisine créative et sudiste.

Au Col de la Couyolle en plein Mercantour, le chef de la QuintessenceChristophe Billau retrouve l'étoile qu'il avait  au village de Roubion.

Le Grill supervisé par Franck Cerutti chef exécutif de l'hôtel de Paris à Monaco, entiérement rénové, obtient une étoile pour cette table phare de la principauté perchée au huitième étage de l'hôtel.

Avec peu de nouvelles étoiles, la Provence Côte d'Azur perd encore des étoilés.

L'Oasis de Mandelieu passe de deux à une étoile. Le guide aurait pu laisser le temps aux nouveaux chefs de trouver leur ligne culinaire. La Paloma à Mougins perd aussi sa deuxième étoile. Peut-être trop de dispersion avec l'ouverture d'une table éponyme à Prague. Le Park 45 à Cannes perd son étoile après le départ de Sébastien Broda, il faudra peut-être laisser au nouveau chef, Christophe Poard au demeurant brillant, le temps d'adapter sa cuisine au paysage azuréen. En pays varois Paul Bajade perd son étoile mais reste pour nous un des chefs de cœur avec son amour inconditionnel pour la truffe. Paul en vu d'autres et conserve sa passion pour une cuisine d'artisan.

Légende photos
De haut en bas :
Mauro Colagreco, Mirazur Menton
Alexandre Mazzia, AM Marseille
Stéphan Paroche, Cicada, Hameau des Baux
Jeremy Czaplicky L'Olivier, L'Île Rousse

 En Corse

La Signoria superbe maison à l'extérieur de Calvi reçoit une étoile.

Dans les Alpes

Le discret Laurent Petit à Annecy au Clos des Sens avec sa cuisine naturelle, décroche le graal avec 3 étoiles. Prima à Megève, La Table de l'Ours à Val d'Isère, Sarkara à Courchevel obtiennent une étoile. Le coup de théâtre est la perte d'une étoile pour Marc Veyrat quittant ainsi le cercle très convoité des 3 étoiles. Pourquoi avoir mis en 2018 3 étoiles pour en retirer une en 2019.

 

Au niveau national,

On salue l'avancée féminine du guide avec Stéphanie Le Quellec à Paris qui obtient deux étoiles pour sa table La Scène. Cette ancien chef du domaine de Terre Blanche dans le var montre que le sud est une région qui profite aux talents.

Au final pas de révolution chez Michelin et pour la région Sud, une certaine frilosité à part quelques buzz médiatiques. Dommage.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suivez-nous sur
Facebook !