Saint-Paul-de-Vence

Patrie des artistes

Publié le 17/04/2008
© Texte Jacques Drouin - Photos J. Drouin & B. Giani

Village
Avant de devenir la cité des artistes qui ont fait sa réputation, Saint-Paul-de-Vence a été une place forte dont Vauban appréciait les qualités. Entre 1537 et 1547 François ier avait fait élever les remparts que l’on peut voir de nos jours, en réplique à ceux de la citadelle de Nice, le royaume de France s’arrêtant alors aux rivages du fleuve Var. En fait, la forteresse de Saint-Paul fut sans cesse renforcée entre le Moyen Age et le xviie siècle. Cependant, elle a été occupée à de nombreuses reprises pendant les guerres de religion et de succession d’Espagne notamment. Durant la Révolution, Saint-Paul prit le nom de Saint-Paul-du-Var. Aujourd’hui Saint-Paul est devenu l’un des villages les plus visités de France. Il a su, malgré les nombreuses boutiques qui ont envahi la rue Grande, conserver son visage médiéval. Sous les platanes, à l’entrée de Saint-Paul, se trouve aussi le plus célèbre jeu de boules du monde, immortalisé par les vedettes et artistes.

On entre dans le village par la porte fortifiée bâtie sous François Ier. La rue Grande est l’artère principale du vieux village. Il faut la découvrir de bon matin avant que la foule des touristes ne l’envahisse.
On y admirera des belles maisons à blasons, arcades
et loggias datant des xvie et xviie siècles, la célèbre fontaine en forme d’urne et son lavoir qui sont devenus l’un des emblèmes du village. L’église, construite aux xiie et xiiie siècles, renferme de belles œuvres d’art dont un tableau représentant Sainte-Catherine d’Alexandrie couronnée. En face de l’église, le donjon est devenu le siège de la mairie. Enfin une promenade sur les remparts offre, depuis le bastion, un beau panorama sur la vallée.
La Colombe d’Or
En 1925, la Colombe d’Or n’est encore qu’une modeste auberge nommée Robinson lorsque Paul Roux, le fils de l’aubergiste, y fait venir ses amis peintres alors méconnus. Picasso, Miro, Ernst fréquentent ainsi l’auberge. Ces artistes, hébergés gracieusement, lui offraient des toiles en remerciement. Paul Roux invita alors journalistes et personnalités, la légende de la Colombe d’Or et de Saint-Paul était née. L’auberge va attirer de nombreux artistes à la recherche de calme et d’inspiration (Raymond Queneau y écrivit Zazie dans le métro et Saint Glinglin). Giono, Gide, Kipling, Maurice Chevalier vont y séjourner. Puis viendront les vedettes de cinéma. L’auberge assura le repas de mariage d’Yves Montand et de Simone Signoret.

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TERRE DE PROVENCE N°32

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